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	<title>Tritium - Alerte Publique</title>
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	<description>Toute la vérité sur le tritium</description>
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		<item>
		<title>Lettre à M. Michael Binder, président CCSN</title>
		<link>http://fr.tapcanada.org/2009/03/lettre-a-m-michael-binder-president-ccsn/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 01:27:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>info</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non-classé  ]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 11 mars 2009 M. Binder, Merci pour votre lettre du 4 mars dernier, en réponse à la mienne du 16 février. Votre lettre, cependant, soulève trois questions. La première porte sur la quantité de tritium qui a été volontairement déversée dans la rivière des Outaouais par Énergie Atomique Canada (Laboratoire de Chalk River) avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 11 mars 2009</p>
<p>M. Binder,</p>
<p>Merci pour votre lettre du 4 mars dernier, en réponse à la mienne du 16 février.<br />
Votre lettre, cependant, soulève trois questions.<br />
La première porte sur la quantité de tritium qui a été volontairement déversée dans la rivière des Outaouais par Énergie Atomique Canada (Laboratoire de Chalk River) avec la permission de la CCSN.<br />
La seconde porte sur la notion de dose de radiation «sécuritaire» en général et plus spécifiquement sur la question de la présence «sécuritaire» de tritium dans l&#8217;eau potable.<br />
La troisième question porte sur la pratique de déverser délibérément de l&#8217;eau contaminée au tritium dans la rivière des Outaouais.<span id="more-65"></span></p>
<p>1-	La quantité de tritium qui a été déversée dans la rivière des Outaouais</p>
<p>Vous prétendez qu&#8217;il «n&#8217;y a eu aucune fuite d&#8217;éléments radioactifs dans la rivière» parce que «l&#8217;eau qui s&#8217;est échappée du NRU a été entreposée» et ensuite envoyée au Centre de  traitement des déchets pour que ensuite,  «les eaux contaminées par le tritium soient déversées dans la rivière d&#8217;une manière contrôlée».</p>
<p>Cependant, étant donné que le Centre de traitement des déchets ne peut pas enlever le tritium  de l&#8217;eau contaminée, toute l&#8217;eau contaminée par le tritium a été déversée dans la rivière des Outaouais.  Cette eau contaminée ne s&#8217;est pas échappée dans la rivière, mais, comme vous le dites, a été déversée dans la rivière des Outaouais d&#8217;une manière contrôlée, comme vous l&#8217;affirmez.   Quand vous dites contrôlée, je présume que vous voulez dire diluée.</p>
<p>Beaucoup de personnes aimeraient savoir combien de tritium radioactif a été «déversé» dans la rivière des Outaouais :  je vous ai posé cette question dans ma lettre de février sans avoir obtenu de réponse. La réponse, c&#8217;est que, à la suite de la fuite d&#8217;eau lourde contaminée  du réacteur NRU du 5 décembre 2008,  plus de 25 TBq (térabecquerels) billions de becquerels de tritium ont été déversés dans la rivière des Outaouais.</p>
<p>Je crois qu&#8217;il est de la responsabilité de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire de diffuser ces informations de manière claire à tous les citoyens et à leurs représentants élus.  Cette responsabilité fait partie de la Nuclear Safety and Control Act qui oblige la CCSN à «fournir de l&#8217;information scientifique objective au public»  à propos des activités de la Commission et des organismes licenciés par elle.  </p>
<p>2-	Le concept de dose « sécuritaire » de radiation et de niveau « sécuritaire » de tritium dans l&#8217;eau potable</p>
<p>Dans votre lettre, vous affirmez que « Ni la sécurité publique ni l&#8217;environnement ont été  en danger».  Cette affirmation est une opinion et non pas une information basée sur des données scientifiques.</p>
<p>Je crois que le mandat de la CCSN est de fournir au public canadien des informations scientifiques objectives sur les risques que représente l&#8217;exposition à des rayonnements ionisants.</p>
<p>Des données scientifiques existent depuis plusieurs dizaines d&#8217;années sur ce sujet et le consensus dans le monde scientifique est que le concept d&#8217;exposition à une «dose sécuritaire de rayonnements ionisants» ,  comme l&#8217;exposition sécuritaire à toute forme de matière cancérigène, est erroné. L&#8217;Académie nationale des sciences des États-Unis a étudié les prétentions de l&#8217;industrie nucléaire et de ses partisans à l&#8217;effet qu&#8217;un «seuil sécuritaire» à l&#8217;exposition aux radiations existe, mais ces prétentions ont été rejetées parce qu&#8217;elles ne sont basées sur aucune donnée scientifique.</p>
<p>En 2007, dans un communiqué de presse annonçant la publication du NAS BEIR-VII, Rapport sur les effets biologiques des rayonnements ionisants, nous pouvons lire :<br />
WASHINGTON, juin 2007 &#8211; De nombreuses publications scientifiques ont montré  Une prépondérance de la preuve scientifique démontre que même de faibles doses de rayonnements ionisants, comme les rayons gamma et les rayons X, peuvent représenter des risques pour la santé, peut-on lire dans un nouveau rapport de la National Academy of Sciencesdes Académies nationales du Conseil national de recherche (USA).</p>
<p>Le rapport met l&#8217;accent sur les faibles doses de rayonnement ionisant qui a un faible taux de traite des faibles doses de transfert linéaire d&#8217;énergie (low-LET -«linear energy tranfer»), un rayonnement ionisant qui possède assez d&#8217;énergie pour briser les liens biomoléculaires.  Chez les organismes vivants, un tel rayonnement peut causer des cancers en endommageant l&#8217;ADN.  Cependant, il faudra plus de recherches afin de découvrir si de faibles doses de rayonnement peuvent causer d&#8217;autres problèmes de santé comme les maladies cardiaques et les infarctus, dont on sait qu&#8217;ils sont causés par de fortes doses de rayonnements ionisants à faible LET. </p>
<p>Une faible dose, selon la définition du conseil de recherches, est une dose inférieure à 100 millisievert (mSv).</p>
<p>«Les données scientifiques de base prouvent  qu&#8217;il n&#8217;y a pas de seuil d&#8217;exposition minimal en dessous duquel on peut démontrer que les rayonnements ionisants présentent des risques ou des avantages», déclarait le président du comité, Richard R. Monson, doyen associé pour l&#8217;éducation professionnelle et professeur d&#8217;épidémiologie à l&#8217;École publique de la santé de Harvard à Boston.</p>
<p>La Commission internationale sur la protection radiologique (ICRP) présente des résultats semblables  sur son site web :</p>
<p>«Les faibles doses aussi bien que les fortes doses (de rayonnements ionisants) peuvent être cause d&#8217;effets stochastiques (effets aléatoires, tels le cancer et les troubles héréditaires).  Les effets stochastiques étant descriptibles seulement en terme de probabilité, il est impossible de faire la distinction entre «sécuritaire» et «dangereux» quand on tente d&#8217;expliquer le contrôle des risques liés aux rayonnements.  La conséquence principale de l&#8217;absence de seuil sécuritaire quand il s&#8217;agit des effets stochastiques est que toute politique doit tenir compte qu&#8217;il existe des risques quel que soit le niveau d&#8217;exposition.  L&#8217;absence de risques n&#8217;existe pas».  International Commission on Radiological Protection : History, Policies, Procedures http://www.icrp.org/docs/Histpol.pdf</p>
<p>La Commission canadienne de sûreté nucléaire, pour respecter son mandat, devrait rendre disponibles, sur son site web,  des descriptions simples des risques reliés aux rayonnements ionisants pour que les citoyens canadiens et les politiciens soient informés.  La CCSN ne peut pas continuer à fournir de fausses informations dans ce domaine.</p>
<p>Plus spécifiquement, la CCSN devrait retirer de son site web l&#8217;affirmation suivante :  «On sait que des doses de rayonnements ionisants de plus de 100 millisieverts (mSv) causent une augmentation des cancers, mais il n&#8217;y a aucune preuve que des doses inférieures représentent un risque pour la santé». http://cnsc-ccsn.gc.ca/fr/readingroom/factsheets/index.cfm</p>
<p>Cette affirmation n&#8217;a pas de base scientifique et est fausse.  La CCSN prétend qu&#8217;il existe un seuil d&#8217;exposition  «sécuritaire» aux rayonnements ionisants, une déclaration qui est rejetée par  un large consensus de la communauté scientifique comme on peut le retrouver dans plusieurs publications du UNSCEAR (Comité scientifique des Nations Unies sur les effets des rayonnements atomiques),  du Conseil national de recherche des États-Unis et de la Commission internationale de protection radiologique.</p>
<p>3-	Le déversement d&#8217;eau contaminée au tritium dans la rivière des Outaouais</p>
<p>Étant donné que les principales recherches dans le domaine de la protection contre les rayonnements démontrent qu&#8217;il n&#8217;y a pas de seuil sécuritaire dans le transfert linéaire d&#8217;énergie (LET),  il est évident que les effets stochastiques d&#8217;une faible dose de rayonnements ionisants sont proportionnels au nombre de personnes qui y sont exposées. Même de faibles doses de tritium présentent des risques additionnels pour la santé des populations qui y sont exposées,  y compris les députés à la Chambre des Communes.<br />
Plus d&#8217;un million de personnes tirent leur eau potable de la rivière des Outaouais.  Les usines de traitement des eaux ne sont pas capables de retirer le tritium radioactif de l&#8217;eau potable.  À la lumière de ces constatations incontestables, il faudra que EACL réévalue la pertinence de ses déversements d&#8217;eau contaminée au tritium dans la rivière des Outaouais.</p>
<p>Une citation du document :  ICRP : History, Policies, Procedures.</p>
<p>La conséquence principale de l&#8217;absence de seuil sécuritaire quand il s&#8217;agit des effets stochastiques est que toute politique doit tenir compte qu&#8217;il existe des risques, quel que soit le niveau d&#8217;exposition.  L&#8217;absence de risques n&#8217;existe pas.</p>
<p>Cette conclusion nous amène à proposer un système de protection à trois volets :<br />
1-	La justification d&#8217;une procédure qui, implicitement, doit faire plus de bien que de mal ;<br />
2-	L&#8217;optimisation de la protection, ce qui implique une augmentation des effets positifs par rapport aux effets négatifs ;<br />
3-	L&#8217;utilisation de limites de doses, donc d&#8217;un standard adéquat pour la protection des individus qui sont le plus exposés.</p>
<p>Au cours des années, la signification de «dose-limite» telle qu&#8217;établie par la Commission a menée à une certaine confusion.  Actuellement, la Commission considère qu&#8217;il existe un niveau de risques quant aux doses émises par les sources auxquelles sont appliquées les doses-limites et que, si ces émissions persistent, elles pourraient être considérées comme inacceptables pour ces sources en temps normal.   L&#8217;application de dose-limite est donc une condition nécessaire, mais n&#8217;est pas suffisante pour que soient respectées les recommandations de la Commission.<br />
Au nom du projet Tritium : alerte publique,  je demande à la CCSN de cesser de permettre à l&#8217;EACL de diluer et de déverser de l&#8217;eau contaminée par le tritium dans la rivière des Outaouais. Cette pratique n&#8217;est pas justifiable et représente des dangers pour la  santé des populations qui consomment cette eau.</p>
<p>Les limites imposées par règlement ne doivent pas être considérées comme des permissions de polluer.</p>
<p>Merci de partager le contenu de cette lettre avec vos collègues de la Commission.  Merci de l&#8217;attention que vous porterez à ce message.</p>
<p>Gordon Edwards, Ph. D.<br />
53, Dufferin Road, Hampstead (Québec) H3X 2X8<br />
courriel:  <a  rel="nofollow" id="sto_emailShroud1" href="http://www.somethinkodd.com/emailshroud/emailaddress.php?encryptedAddress=ac%40%40rncc.bew&amp;ver=2.2.0">ccnr</a>, téléphone:  (514) 489-5118<br />
Pour le projet : Tritium : alerte publique</p>
<p>cc. : Ministère des Ressources naturelles<br />
Les maires de Ottawa, Pembroke et Petawawa</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce que nous savons à propos du tritium dans la Vallée de l&#8217;Outaouais.</title>
		<link>http://fr.tapcanada.org/2009/03/ce-que-nous-savons-a-propos-du-tritium-dans-la-vallee-de-loutaouais/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Mar 2009 00:54:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>info</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non-classé  ]]></category>

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		<description><![CDATA[Réponses aux trois questions. 1- Combien de tritium a été déversé dans l&#8217;environnement entre décembre 2008 et février 2009? Le 5 décembre 2008, 47 kilogrammes d&#8217;eau lourde s&#8217;échappaient du cœur du réacteur NRU de Chalk River. De cette quantité, 4,5 kg sont immédiatement devenus de la vapeur qui s&#8217;est échappée dans l&#8217;air, 14 kg ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Réponses aux trois questions.</p>
<p>1-  Combien de tritium a été déversé dans l&#8217;environnement entre décembre 2008 et février 2009?</p>
<p>Le 5 décembre 2008, 47 kilogrammes d&#8217;eau lourde s&#8217;échappaient du cœur du réacteur NRU de Chalk River.  De cette quantité, 4,5 kg sont immédiatement devenus de la vapeur qui s&#8217;est échappée dans l&#8217;air, 14 kg ont été placés dans un baril scellé et 28,5 kg ont été déversés dans un puits collecteur avant d&#8217;être acheminés vers le centre de traitement des liquides radioactifs.<br />
Mais la radioactivité est mesurée en becquerels et non pas en kilogrammes. Un becquerel indique qu&#8217;une désintégration radioactive se produit à chaque seconde.<span id="more-59"></span></p>
<p>Chaque kilogramme d&#8217;eau lourde non radioactive qui s&#8217;est échappé du réacteur NRU contenait environ un billion de becquerels ( soit un million de millions de becquerels) de tritium radioactif, un contaminant.  Le tritium est produit à l&#8217;intérieur du réacteur :  il s&#8217;agit d&#8217;hydrogène radioactif.  Le tritium forme des molécules d&#8217;eau aussi facilement que l&#8217;hydrogène, mais les molécules de tritium sont radioactives.</p>
<p>Ainsi, l&#8217;eau lourde contaminée, transformée en vapeur radioactive, qui s&#8217;est échappée du réacteur le 5 décembre 2008, contenait 4,5 billions de becquerels de tritium sous forme de vapeur de molécules d&#8217;eau.  Le tritium sous forme de vapeur d&#8217;eau est 25 000 fois plus toxique que le tritium élémentaire (c&#8217;est-à-dire le tritium lui-même, qui est une forme de gaz d&#8217;hydrogène radioactif).</p>
<p>Fait à noter :  tout le tritium qui s&#8217;est échappé dans les airs le 5 décembre dernier était sous forme de vapeur d&#8217;eau, la forme la plus dangereuse de tritium dans l&#8217;atmosphère.</p>
<p>Étant donné que le tritium forme des molécules d&#8217;eau radioactive qui sont identiques, chimiquement, aux particules d&#8217;eau non radioactives, le centre de traitement des liquides radioactifs de Chalk River ne peut pas retirer le tritium des déchets liquides.   28,5 billions de becquerels de tritium ont été déversés dans la rivière des Outaouais sous forme de «déversements contrôlés»,  c&#8217;est-à-dire que les règlements dictant la concentration maximum de tritium dans l&#8217;eau potable ont été respectés.</p>
<p>Il semble que, encore aujourd&#8217;hui, la « dilution » est considérée comme une « solution » à la « pollution ». Ce raisonnement est scientifiquement faux, car la recherche médicale démontre que le nombre de cancers causés par un agent cancérigène est proportionnel au nombre de personnes qui sont exposées à cet agent.  Dans le cas qui nous occupe, il s&#8217;agit d&#8217;un très grand nombre de personnes.</p>
<p>2- Quels sont les niveaux réels de tritium dans la rivière des Outaouais?</p>
<p>Tableau 14 : Radioactivité dans la rivière des Outaouais &#8211; concentration annuelle moyenne de 2002 à 2007.</p>
<p>Tritium (Bq/litre)                                      2002    2003    2004    2005    2006</p>
<p>Rolphton &#8211; 28 km en amont                    5         3         3           3         &lt;3<br />
Échantillons composés mensuels</p>
<p>Deep River &#8211; 9 km en amont                    5        3.2      3            3          &lt;3<br />
Échantillons composés mensuels</p>
<p>Chalk River &#8211; prise d&#8217;eau                      14           5.3      39         11          14<br />
Échantillons composés semestriels</p>
<p>Pointe au baptême &#8211; limite sud             218      120     137       209        114<br />
Des terrains de l&#8217;EACL<br />
Échantillons composés mensuels</p>
<p>Harrington Bay -9 km en aval                 8           9          6          8             9<br />
Échantillons semestriels</p>
<p>Fort-Williams &#8211; 14 km en aval                  8          12         5          7            8<br />
Échantillons semestriels</p>
<p>Petawawa &#8211; 18 km en aval                        12            9          6          7             6<br />
Échantillonnage mensuel des<br />
Relevés quotidiens.</p>
<p>Pembroke -28 km en aval                         12             8          6           7            6<br />
Échantillonnage mensuel des<br />
Relevés quotidiens.</p>
<p>3-     Comment sont affectées les personnes qui boivent l&#8217;eau traitée de la rivière des Outaouais?</p>
<p>Le tritium est de l&#8217;hydrogène radioactif.  Il peut former des molécules d&#8217;eau aussi facilement que l&#8217;hydrogène peut le faire, sauf que ces molécules d&#8217;eau, formées par le tritium, sont radioactives.</p>
<p>Étant donné que l&#8217;eau de tritium est chimiquement identique à l&#8217;eau ordinaire,  on ne peut pas le retirer de notre eau potable par filtration ou autrement.<br />
Toute personne qui consomme l&#8217;eau de la Municipalité d&#8217;Ottawa ingèrera environ six becquerels de tritium dans chaque litre d&#8217;eau. Des calculs démontrent qu&#8217;un adulte qui boit cette eau régulièrement subira des centaines de désintégrations radioactives à chaque seconde, ce qui représente près d&#8217;un million de désintégrations à l&#8217;heure.</p>
<p>Au cours de chacune de ces désintégrations,  un électron de très haute vélocité est relâché avec une énergie suffisante pour briser plusieurs liens moléculaires.  Des expériences sur des animaux ont permis de découvrir que des niveaux élevés d&#8217;exposition au tritium peuvent causer des cancers, des dommages génétiques et des malformations des fœtus.</p>
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		</item>
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		<title>MP Paul Dewar veut limiter la concentration de tritium dans l’eau</title>
		<link>http://fr.tapcanada.org/2009/03/mp-paul-dewar-veut-limiter-la-concentration-de-tritium-dans-l%e2%80%99eau/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 14:12:36 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[Les nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 6 mars 2009. OTTAWA &#8211; Paul Dewar, député néo-démocrate d&#8217;Ottawa-Centre, demande que soit réduite la concentration de tritium, une forme d&#8217;hydrogène radioactive et cancérigène, dans l&#8217;eau potable. Dans le cadre du projet de sensibilisation au tritium de M. Dewar, on a annoncé que 28 billions de becquerels de tritium radioactif avaient été déversés dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 6 mars 2009.<br />
OTTAWA &#8211; Paul Dewar, député néo-démocrate d&#8217;Ottawa-Centre, demande que soit réduite la concentration de tritium, une forme d&#8217;hydrogène radioactive et cancérigène, dans l&#8217;eau potable.<br />
Dans le cadre du projet de sensibilisation au tritium de M. Dewar, on a annoncé que 28 billions de becquerels de tritium radioactif avaient été déversés dans la rivière des Outaouais à l&#8217;installation nucléaire de Chalk River, qui alimente Ottawa en eau potable.<br />
« Je suis extrêmement inquiet du niveau élevé de tritium dans l&#8217;eau que nous buvons, a déclaré Paul Dewar. L&#8217;exposition à un niveau élevé de tritium dans l&#8217;eau comporte de nombreux risques. »<span id="more-19"></span><br />
Des études effectuées sur des animaux révèlent que l&#8217;exposition à une forte concentration de tritium peut causer divers problèmes de santé : fausses couches, déficiences congénitales, dommages génétiques et cancer.<br />
Le gouvernement du Canada a fixé une ligne directrice de 7 000 becquerels par litre pour le tritium contenu dans l&#8217;eau potable. Par comparaison, l&#8217;Union européenne a une limite de 100 becquerels par litre et la Californie restreint la concentration de tritium dans l&#8217;eau potable à seulement 15 becquerels par litre.<br />
Paul Dewar a déposé une motion à la Chambre des communes qui tient compte des recommandations présentées par un comité consultatif scientifique au gouvernement de l&#8217;Ontario. On recommande au gouvernement de limiter dès maintenant la concentration de tritium dans l&#8217;eau potable à 100 becquerels par litre et de la réduire à 20 becquerels au cours des cinq prochaines années.<br />
« Un million de personnes dépendent de la rivière des Outaouais, et le gouvernement fédéral doit prendre des mesures sérieuses pour protéger la salubrité et l&#8217;intégrité de cette rivière », a déclaré M. Dewar, qui a diffusé un plan d&#8217;action pour que le gouvernement fédéral protège l&#8217;intégrité environnementale de la rivière des Outaouais l&#8217;an dernier. « Il est impossible de filtrer l&#8217;eau contaminée au tritium, hydrogène radioactif. Le gouvernement fédéral doit intervenir immédiatement pour mettre fin au déversement de tritium dans la rivière et renforcer l&#8217;application des dispositions réglementaires relatives à la concentration de tritium dans l&#8217;eau potable. »<br />
La motion : Que la Chambre exprime son inquiétude concernant le rejet dans la rivière des Outaouais de tritium radioactif de l&#8217;installation nucléaire de Chalk River et demande au gouvernement de renforcer les normes sur le tritium dans l&#8217;eau potable en réduisant les valeurs seuils à 100 becquerels par litre (Bq/l) immédiatement et à 20 Bq/l dans cinq ans.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Le tritium dans l’eau potable : la pointe de l’iceberg</title>
		<link>http://fr.tapcanada.org/2009/03/le-tritium-dans-l%e2%80%99eau-potable-la-pointe-de-l%e2%80%99iceberg/</link>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2009 14:45:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ottawa, le 4 mars 2009. Les événements récents ont mis en lumière une réticence de la part d’Énergie atomique du Canada limitée et de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) à fournir aux Canadiennes et Canadiens et à leurs députés de l’information scientifique objective sur les matériaux radioactifs déchargés dans la rivière des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ottawa, le 4 mars 2009. Les événements récents ont mis en lumière une réticence de la part d’Énergie atomique du Canada limitée et de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN) à fournir aux Canadiennes et Canadiens et à leurs députés de l’information scientifique objective sur les matériaux radioactifs déchargés dans la rivière des Outaouais, source d’eau potable pour une population importante en aval de Chalk River.</p>
<p><span id="more-6"></span></p>
<p>Les deux agences fédérales ont camouflé les détails entourant le rejet d’importantes quantités de tritium radioactif dans l’air et dans la rivière entre décembre et février. La ministre de Ressources naturelles Canada, qu’on avait apparemment mal informée dans ce dossier, a dit à la Chambre des communes qu’aucun rejet de matière radioactive n’avait eu lieu dans la rivière des Outaouais, alors qu’en fait au moins 28 mille milliards de becquerels avaient délibérément été déversés dans la rivière sous forme de « rejets contrôlés ».</p>
<p>Cela s’ajoute aux quelque quatre mille milliards de becquerels de vapeur d’eau au tritium relâchés dans l’atmosphère le 5 décembre 2008 et aux 11 mille milliards de becquerels relâchés dans l’air le 22 janvier 2009.</p>
<p>« Il s’agit de très grandes quantités de radioactivité. Il est tout à fait inapproprié de comparer de telles quantités à l’eau qui goutte d’un robinet, comme l’a fait Michael Binder alors qu’il témoignait devant le Comité permanent des ressources naturelles, déclare Michel Duguay, Ph. D., physicien nucléaire de formation et professeur de génie électrique à l’Université Laval.</p>
<p>M. Binder, président de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire, a dit aux membres de ce comité de la Chambre des communes que les rejets de tritium du réacteur NRU de Chalk River « n’étaient d’aucun intérêt » et ne présentaient aucun risque pour la santé et la sécurité du public. La loi créant la CCSN exige que cet organisme doit non seulement veiller sur la santé et la sûreté du public, mais qu’il doit aussi diffuser de l’information scientifique objective sur la nature des risques.</p>
<p>Selon Gordon Edwards, Ph. D., président du Regroupement pour la surveillance du nucléaire : « C’est irresponsable et scientifiquement incorrect de déclarer qu’il n’y a pas de risque lorsqu’on ajoute un cancérogène connu à l’eau potable d’une importante population. La grand public a droit à la vérité : il n’y a pas de seuil sécuritaire d’exposition à une substance cancérogène, qu’elle soit radioactive ou pas. Le tritium touche en particulier les femmes enceintes et leurs enfants à venir parce qu’il peut causer des anomalies dans les embryons en développement, tel qu’attesté dans de nombreuses études expérimentales sur animaux. Le tritium cause aussi des dommages au niveau génétique ».</p>
<p>Meredith Brown, de Sentinelle Outaouais, rapporte que « les niveaux de tritium radioactif dans l’eau potable de la rivière des Outaouais sont invariablement deux, trois ou quatre fois le niveau de fond, et parfois même plus, à cause de la contamination provenant des installations nucléaires en amont, soit à Chalk River et à Pembroke ». On peut calculer qu’un adulte qui boit régulièrement l’eau de la rivière subira des centaines de désintégrations radioactives par seconde dans son corps (soit presque un million de désintégrations par heure) à cause du tritium contenu dans l’eau potable. Les installations municipales de traitement de l’eau ne peuvent en extraire le tritium. « Les citoyens ont le droit de savoir ce qu’il y a dans l’eau qu’ils boivent et qu’ils donnent à leurs enfants. On devrait interdire le déversement délibéré de tritium dans la rivière », ajoute madame Brown.</p>
<p>Michel Duguay fait remarquer que le tritium est un problème particulier au Canada, à cause du fait qu’on utilise de l’eau lourde dans les réacteurs canadiens. « L’eau lourde n’est pas radioactive, explique-t-il, mais dans un réacteur canadien, le tritium est créé par le bombardement de l’eau lourde par des neutrons. Les autres types de réacteurs, qui n’utilisent pas l’eau lourde, produisent beaucoup moins de tritium ».</p>
<p>Le tritium est simplement une forme radioactive de l’hydrogène. Et puisque l’hydrogène se trouve plutôt sous forme d’eau, on trouve donc le tritium sous forme d’eau radioactive. M. Duguay ajoute que « l’eau contaminée au tritium ne peut pas être filtrée pour la séparer de l’eau ordinaire parce qu’elle est parfaitement semblable à l’eau ordinaire, sauf qu’elle est radioactive ».</p>
<p>Lynn Jones, du Renfrew County Concerned Citizens Committee, note qu’on a construit une usine d’extraction du tritium à Darlington, en Ontario, afin de réduire l’exposition aux rayonnements des travailleurs oeuvrant dans les centrales nucléaires CANDU. « L’existence même de l’usine de Darlington montre à quel point le tritium est considéré comme dangereux pour les travailleurs. Mais maintenant, on commercialise ce déchet radioactif en l’envoyant à SRB Technologies, à Pembroke, en Ontario, où on fabrique des enseignes de sortie auto-lumineuses en les remplissant de tritium. Cette compagnie contribue à polluer non seulement l’atmosphère et la rivière des Outaouais, mais elle exporte du même coup le problème à d’autres pays, et ce avec un permis d’exploitation de la CCSN ».</p>
<p>Robert Del Tredici, fondateur de l’Atomic Photographers Guild, fait remarquer que ce problème de contamination au tritium de la rivière des Outaouais n’est que la pointe d’un assez gros iceberg. « Le tritium, produit en masse dans tous les réacteurs nucléaires canadiens, est un sous-produit dangereux et indésirable. Il finit par se trouver dans l’eau qu’on boit, l’air qu’on respire, la nourriture qu’on mange et jusque dans les cellules de notre corps. Cela est en flagrante contradiction avec ce qu’en dit l’industrie, qui prétend que le nucléaire est une forme d’énergie propre et verte », affirme-t-il.</p>
<p>-30-<br />
Tritium &#8211; alerte publique (TAP) est un projet volontaire et coopératif comprenant Concerned Citizens of Renfrew County, le Regroupement pour la surveillance du nucléaire, Sentinelle Outaouais et le Mouvement vert Mauricie.</p>
<p>Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :<br />
Gordon Edwards : 514-489-2665<br />
Michel Duguay : 418-802-2740</p>
<p>Communiqué<br />
Tritium &#8211; Alerte Publique  le 17 février 2009   pdf</p>
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		<title>Plus d&#8217;un TRILLION de becquerels de tritium radioactif ont été relâchés</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 14:47:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>info</dc:creator>
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		<description><![CDATA[mardi 17 février 2009 Le Projet Tritium &#8211; Alerte Publique (TAP , en anglais « Tritium Awareness Project ») a acquis des informations révélant que plus d&#8217;un TRILLION de becquerels de tritium radioactif ont été relâchés dans l&#8217;atmosphère suite à une fuite d&#8217;eau lourde à Chalk River le 5 décembre 2008. De plus, nos informations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>mardi 17 février 2009</p>
<p>Le Projet Tritium &#8211; Alerte Publique (TAP , en anglais « Tritium Awareness Project ») a acquis des informations révélant que plus d&#8217;un TRILLION de becquerels de tritium radioactif ont été relâchés dans l&#8217;atmosphère suite à une fuite d&#8217;eau lourde à Chalk River le 5 décembre 2008. De plus, nos informations ajoutent que des DIZAINES DE TRILLIONS de becquerels de tritium sous forme liquide sont en voie d&#8217;être relâchées, ou ont déjà été relâchées dans la rivière Outaouais par la direction du réacteur nucléaire à Chalk River, et ce avec l&#8217;assentiment de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).<span id="more-29"></span></p>
<p>Ces informations contredisent les propos du Ministre des Ressources Naturelles à la Chambre des Communes selon lesquels aucune radioactivité provenant de la fuite d&#8217;eau lourde du 5 décembre 2008 ne s&#8217;était infiltrée ou allait s&#8217;infiltrer dans la rivière Outaouais.</p>
<p>Des lettres ont été adressées à M. Michael Binder, président de la CCSN, et à M. Bill Pilkington, Viceprésident sénior et Officier en chef du secteur Opérations en recherche et technologie nucléaire de Énergie atomique Canada, Limitée (EACL). Ces lettres demandent à ces institutions de préciser les quantités de tritium radioactif qui ont été relâchés ou seront relâchées dans l&#8217;atmosphère et dans la rivière Outaouais, suite à l&#8217;accident survenu le 5 décembre dernier au réacteur NRU, vieux de 51 ans, à Chalk River.</p>
<p>La lettre à M. Binder demande aussi pourquoi le document CMD 09-M7 du personnel de la CCSN ne donne pas des informations précises sur le niveau de radioactivité de la contamination au tritium dans la rivière Outaouais. Le document affirme que « les mesures de radioactivité en amont et en aval du Laboratoire de Chalk River sur la rivière Outaouais donnent des niveaux comparables de radioactivité », ce qui est en contradiction avec les données qui montrent que le niveau de radioactivité en aval de Chalk River est environ le double du niveau en amont.</p>
<p>Informations supplémentaires : Le tritium est un isotope radioactif de l&#8217;hydrogène, lequel est un atome qui compte pour environ la moitié des atomes dans notre corps. Les usines municipales de filtration de l&#8217;eau n&#8217;ont aucune technologie qui pourrait éliminer le tritium de l&#8217;eau potable. Dans notre corps le tritium s&#8217;infiltre dans toutes les cellules et cause du dommage aux molécules de la vie, y inclues les molécules d&#8217;ADN. Ce dommage peut se manifester plus tard sous forme de cancers, de défauts dans les ovules et les spermatozoïdes, et dans les cellules de l&#8217;embryon.</p>
<p>Les autorités scientifiques qui sont indépendantes de l&#8217;industrie nucléaire, y incluse la National Academy of Sciences (NAS) des États-Unis, ont affirmé suite à leurs études qu&#8217;on s&#8217;attend à ce que la radioactivité cause des dommages même pour les très faibles doses ; autrement dit il n&#8217;y pas de niveau de radioactivité au-dessous duquel la radioactivité est sans conséquence pour la santé. La NAS a conclu que toute exposition à la radioactivité augmente le risque de souffrir plus tard d&#8217;un cancer ou d&#8217;autres maladies, surtout pour les jeunes enfants.</p>
<p>Un becquerel est une unité de rayonnement qui correspond à une désintégration par seconde. Quand de l&#8217;eau contaminée par le tritium est consommée, ces désintégrations se produisent dans le corps.</p>
<p>Le niveau maximum permis pour le tritium en Californie est 15 becquerels par litre d&#8217;eau potable. Au Canada le niveau maximum permis est de 7000 becquerels, soit 466 fois plus. Si on appliquait la limite californienne, un déversement (délibéré ou accidentel) de 10 trillions de becquerels de tritium pourraient rendre inacceptable toute l&#8217;eau consommée par la ville d&#8217;Ottawa pendant cinq ans. Ceci constitue une énorme quantité de radioactivité.</p>
<p>À contacter :</p>
<p>Michel Duguay, Université Laval, (418) 656 3557</p>
<p>Michel Fugère, Mouvement vert Mauricie, (819) 532 2073</p>
<p>Gordon Edwards, Regroupement pour la surveillance du nucléaire, (514) 839 7214 (cellulaire)</p>
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		<title>Le point de vue de Sentinelle Outaouais : L’usine nucléaire de Chalk River</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Feb 2009 14:37:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>info</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeudi 26 février 2009 Des fuites radioactives à Chalk River mettent en relief la nécessité de transparence. Dans les conditions optimales, je ne me sens pas à l&#8217;aise avec l&#8217;idée d&#8217;un réacteur nucléaire sur les rives de la rivière des Outaouais. Mais quand ce réacteur est vieux et enclin à fuir, je suis particulièrement inquiète. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 26 février 2009</p>
<p>Des fuites radioactives à Chalk River mettent en relief la nécessité de transparence.<br />
Dans les conditions optimales, je ne me sens pas à l&#8217;aise avec l&#8217;idée d&#8217;un réacteur nucléaire sur les rives de la rivière des Outaouais.</p>
<p>Mais quand ce réacteur est vieux et enclin à fuir, je suis particulièrement inquiète. Facteur aggravant s&#8217;il en est, ces fuites ne sont pas rendues publiques dans leurs détails en temps utile.</p>
<p>Ceci a été le cas en décembre dernier, quand le réacteur nucléaire de Chalk River (Réacteur national de recherche universel ou NRU), opéré par Énergie atomique du Canada Limitée (EACL) a connu des fuites d&#8217;eau radioactive.<span id="more-23"></span></p>
<p>Regardons les détails de l&#8217;incident et la chronologie des faits.</p>
<p>Le 5 décembre: Des employés d&#8217;EACL découvrent une légère fuite d&#8217;eau lourde, confinée au NRU. En application des règlements, EACL avise la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN). La fuite retarde le redémarrage du réacteur et une série de mesures sont mises en œuvre afin de déterminer l&#8217;origine et la cause de la fuite.</p>
<p>Le 9 décembre : La fuite est rapportée officiellement à la CCSN sous la forme d&#8217;un rapport d&#8217;incident.</p>
<p>Le 12 décembre : Je reçois une note d&#8217;EACL précisant que &nbsp;&raquo; l&#8217;arrêt sera plus long, vu les problèmes techniques inattendus rencontrés et EACL va coupler cet arrêt avec les cinq jours d&#8217;arrêt régulièrement prévus pour l&#8217;entretien &nbsp;&raquo; . Les termes de la note sont vagues et, après lecture, je n&#8217;imagine pas qu&#8217;une fuite d&#8217;eau lourde a eu lieu dans le réacteur donc je n&#8217;ai aucune préoccupation particulière à ce sujet.</p>
<p>Janvier : Les media font état en première page d&#8217;une fuite de 7.000 litres par jour d&#8217;eau radioactive dans la rivière des Outaouais. Nous recevons des appels de la part de gens qui se sentent concernés, demandant s&#8217;ils peuvent encore boire l&#8217;eau du robinet ou prendre une douche. Le public attend des réponses.</p>
<p>Le 12 février : Je rencontre des représentants d&#8217;EACL et de la CCSN pour avoir des réponses à mes questions. J&#8217;ai évalué à environ 47 kg la quantité &laquo;&nbsp;d&#8217;eau lourde&nbsp;&raquo; déversée dans la rivière à partir du réacteur de NRU. Les autorités affirment que les quantités rejetées ne présentent aucun danger pour la santé publique ni pour l&#8217;environnement.</p>
<p>Plus récemment, j&#8217;ai refait le calcul de la quantité de Tritium (substance fortement cancérigène) contenue dans l&#8217;eau lourde rejetée. Le résultat est alarmant. Le calcul révèle que, du fait de cette fuite d&#8217;eau lourde, EACL rejette une énorme quantité de Tritium radioactif, 28 trillions de becquerels, dans la rivière des Outaouais, source d&#8217;eau potable pour des millions de personnes. Combien de fuites supplémentaires EACL devra-t-elle justifier dans le futur ?<br />
EACL affirme que ces rejets, contaminés au Tritium, seront &laquo;&nbsp;contrôlés&nbsp;&raquo; et n&#8217;excéderont jamais les &laquo;&nbsp;limites de rejet dérivées (LRD)&nbsp;&raquo;. Ceci est inconvenant, puisque notre problème est la quantité totale du Tritium rejeté dans la rivière. Les gens pensent souvent que le débit important de la rivière va diluer la pollution et rendre ses effets négligeables, mais ce n&#8217;est pas le cas pour le Tritium radioactif.</p>
<p>Le NRU est en sursis et travaille déjà à un rythme bien plus élevé que la normale pour fournir des laboratoires du monde entier en isotopes radioactifs. Il fournit environ 30% des isotopes utilisés dans le monde, mais avec la fermeture prévue d&#8217;une usine hollandaise d&#8217;ici le printemps, le réacteur tourne à plein régime. Son remplacement par deux nouveaux réacteurs, envisagé un moment, a été abandonné en 2007 du fait de difficultés techniques et de surcoûts. Comme NRU produit 55% des isotopes à usage médical utilisés en Amérique du Nord, fermer NRU, même pour une courte période, est devenu une patate chaude pour les politiciens. En fait, j&#8217;ai été surprise d&#8217;apprendre que l&#8217;annonce de la fermeture du réacteur du 5 decembre à la CCSN avait été faite essentiellement en raison de l&#8217;arrêt que cela entraînerait dans l&#8217;approvisionnement en isotopes.</p>
<p>Comme nous l&#8217;avons appris l&#8217;an dernier, le gouvernement du Canada a ajouté à la liste des tâches de nos organismes de régulation ou &laquo;&nbsp;watch dogs&nbsp;&raquo; (la CCSN) celle d&#8217;assurer la production d&#8217;isotopes à usage médical. EACL et la CCSN, sous la pression, fournissent des isotopes à usage médical en continu pendant que, dans le même temps, elles veillent à la sécurité du fonctionnement du réacteur et s&#8217;assurent que ni les personnels ni l&#8217;environnement ne sont soumis à des risques. C&#8217;est une position peu enviable pour la CCSN et je crois y voir un conflit d&#8217;intérêts.</p>
<p>Dans le même temps, l&#8217;usine de Chalk River continue d&#8217;envoyer de &laquo;&nbsp;l&#8217;eau usée traitée&nbsp;&raquo; (mélange d&#8217;eau lourde et d&#8217;eau légère) dans la rivière des Outaouais. Chose importante à noter, le traitement appliqué à l&#8217;eau n&#8217;enlève pas le Tritium radioactif. Les quantités déversées dans le rivière ne sont jamais rapportées de façon claire, ils se contentent de dire qu&#8217;ils s&#8217;assurent que les rejets sont &laquo;&nbsp;sûrs et contrôlés&nbsp;&raquo; et ne dépassent pas &laquo;&nbsp;les limites de rejet dérivées (LRD)&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ces &laquo;&nbsp;LRD&nbsp;&raquo; sont l&#8217;objet de controverses dans le milieu scientifique. Il nous est malheureusement impossible de faire un bilan indépendant sur la valeur des limites car les informations qui permettraient de calculer ces chiffres sont classées &laquo;&nbsp;top secret&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;non disponibles&nbsp;&raquo;. Il y a ceux qui croient que nous ne devrions pas rejeter de Tritium du tout dans nos rivières-ressources pour l&#8217;eau potable. Et il y a ceux qui croient que c&#8217;est sans danger si l&#8217;on respecte les recommandations. Un fait est certain, il y a un besoin urgent de faire réviser ces recommandations (LRD) par un organisme indépendant, sur la base de solides études scientifiques. Quel est l&#8217;impact exact d&#8217;un taux élevé de Tritium dans l&#8217;eau de boisson pendant 50 ans ? Nous savons que le risque est accru pour les femmes enceintes et les enfants alors, est-il réellement sans danger pour eux de boire de l&#8217;eau qui contient des taux élevés de Tritium ?</p>
<p>À l&#8217;heure actuelle, ni l&#8217;EACL ni la CCSN ne sont en mesure de dire combien de Tritium est rejeté annuellement dans la rivière des Outaouais. C&#8217;est inadmissible. Je crois fermement que le public est en droit d&#8217;être informé quand il s&#8217;agit de problèmes qui ont un impact sur la santé publique et l&#8217;environnement. En outre, il est de la mission de la CCSN de rendre des comptes au public de façon objective et scientifique. Après tout, la nouvelle loi sur la sûreté et la réglementation nucléaires définit la responsabilité de la CCSN en matière de santé publique et de sécurité.</p>
<p>Les événements décrits plus haut ont mis l&#8217;EACL au centre d&#8217;un imbroglio en termes de relations publiques. Si les rapports des media à ce sujet vous embrouillent plus qu&#8217;ils ne vous éclairent, soyez rassurés, vous n&#8217;êtes pas les seuls ! La communication d&#8217;EACL avec le public n&#8217;est jamais ni opportune ni transparente et met en relief la nécessité impérieuse d&#8217;une approche nouvelle en ce domaine. Une approche qui reconnaisse le devoir d&#8217;informer le public pleinement au sujet des fuites, quand elles ont lieu, qu&#8217;EACL les juge dangereuses ou non pour la population.</p>
<p>En tant que Sentinelle et membre du Conseil de gérance environnementale d&#8217;EACL, je compte travailler avec nos partenaires afin de demander fiabilité, transparence et rapidité dans les rapports qui nous seront remis. Pour commencer, nous faisons pression sur EACL afin que leurs données concernant la surveillance régulière soient rendues publiques.</p>
<p>Je vais aussi faire campagne afin d&#8217;accroître la surveillance des laboratoires de Chalk River et de ses déchets radioactifs. Le NRU, construit en 1957, est vieux et sujet à des problèmes de fonctionnement. Il est à remarquer que la cause de la fuite du 5 décembre n&#8217;a toujours pas été déterminée et que le personnel reconnaît que la même chose peut se produire à nouveau. Il y a quelques jours, le 23 février 2009, EACL a fait état d&#8217;une autre fuite potentielle. Ça n&#8217;a rien pour inspirer confiance.</p>
<p>Nous avons besoin d&#8217;information et nous avons aussi besoin de recherches évaluées par les pairs qui permettent de répondre à certaines des questions que j&#8217;ai posées. Si l&#8217;EACL reste sur ses positions à propos de l&#8217;affirmation &laquo;&nbsp;aucun risque pour la santé publique ni pour celle de la rivière des Outaouais&nbsp;&raquo;, pourquoi alors ne rend-on pas l&#8217;information publique, ce qui permettrait un examen adéquat et une décision basée sur des résultats scientifiques ?</p>
<p>Dans les semaines et les mois à venir, Sentinelle Outaouais va consacrer ses efforts à obtenir des réponses à ces questions et plaider pour un changement. Nous ferons aussi pression pour que des décisions soient prises concernant l&#8217;avenir du NRU de Chalk River.</p>
<p>Nous comptons sur votre aide et promettons de vous tenir informés. Enfin, je vous encourage personnellement à dire à votre représentant élu que la situation actuelle est inadmissible.</p>
<p>Meredith Brown<br />
Sentinelle et Directrice exécutive</p>
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