MP Paul Dewar veut limiter la concentration de tritium dans l’eau
Le 6 mars 2009.
OTTAWA – Paul Dewar, député néo-démocrate d’Ottawa-Centre, demande que soit réduite la concentration de tritium, une forme d’hydrogène radioactive et cancérigène, dans l’eau potable.
Dans le cadre du projet de sensibilisation au tritium de M. Dewar, on a annoncé que 28 billions de becquerels de tritium radioactif avaient été déversés dans la rivière des Outaouais à l’installation nucléaire de Chalk River, qui alimente Ottawa en eau potable.
« Je suis extrêmement inquiet du niveau élevé de tritium dans l’eau que nous buvons, a déclaré Paul Dewar. L’exposition à un niveau élevé de tritium dans l’eau comporte de nombreux risques. »
Des études effectuées sur des animaux révèlent que l’exposition à une forte concentration de tritium peut causer divers problèmes de santé : fausses couches, déficiences congénitales, dommages génétiques et cancer.
Le gouvernement du Canada a fixé une ligne directrice de 7 000 becquerels par litre pour le tritium contenu dans l’eau potable. Par comparaison, l’Union européenne a une limite de 100 becquerels par litre et la Californie restreint la concentration de tritium dans l’eau potable à seulement 15 becquerels par litre.
Paul Dewar a déposé une motion à la Chambre des communes qui tient compte des recommandations présentées par un comité consultatif scientifique au gouvernement de l’Ontario. On recommande au gouvernement de limiter dès maintenant la concentration de tritium dans l’eau potable à 100 becquerels par litre et de la réduire à 20 becquerels au cours des cinq prochaines années.
« Un million de personnes dépendent de la rivière des Outaouais, et le gouvernement fédéral doit prendre des mesures sérieuses pour protéger la salubrité et l’intégrité de cette rivière », a déclaré M. Dewar, qui a diffusé un plan d’action pour que le gouvernement fédéral protège l’intégrité environnementale de la rivière des Outaouais l’an dernier. « Il est impossible de filtrer l’eau contaminée au tritium, hydrogène radioactif. Le gouvernement fédéral doit intervenir immédiatement pour mettre fin au déversement de tritium dans la rivière et renforcer l’application des dispositions réglementaires relatives à la concentration de tritium dans l’eau potable. »
La motion : Que la Chambre exprime son inquiétude concernant le rejet dans la rivière des Outaouais de tritium radioactif de l’installation nucléaire de Chalk River et demande au gouvernement de renforcer les normes sur le tritium dans l’eau potable en réduisant les valeurs seuils à 100 becquerels par litre (Bq/l) immédiatement et à 20 Bq/l dans cinq ans.